Publié dans Auteurs

Ils nous disent tout…ou presque #31

Coucou les petits chats, on se retrouve en ce mardi pour une nouvelle interview. Merci à notre chroniqueuse Lesaventures de Léa et à l’autrice qu’elle a interviewée.

  • Bonjour, peux-tu te présenter en quelques mots (Age, passion, métier?)?

Bonjour ! Je m’appelle Maëlle Desard, 32 ans, expatriée en Suisse depuis 10 ans. Dans mon travail de jour, j’officie dans le marketing et la gestion de projets. Mes passions : sans trop de surprises, la lecture ! J’ai toujours énormément lu, et c’est plus récemment (il y a 5 ans maintenant) que je me suis laissée tenter par l’écriture. Et on va dire que ça mord bien… 😀

  • Peux-tu nous parler rapidement de Esther Parmentier tome 1 ?

Ouh, rapidement, ça va être difficile ! Pour la faire courte, Esther Parmentier, c’est un peu un melting pot de tout ce que j’aime et de tout ce que j’aurais aimé lire vers la fin de mon adolescence. L’histoire d’une héroïne qui ne se découvre pas des super pouvoirs, qui n’est pas au coeur d’une prophétie, qui n’est personne. Pas jolie, pas sportive, pas toujours motivée…

Dans les tribulations d’Esther Parmentier, je mets en scène une jeune fille de 19 ans que l’entrée dans la vie adulte rebute (elle fait des études de comptabilité, en même temps), et qui découvre par un merveilleux hasard qu’elle est en fait une sorcière. Mais pas de chance : elle n’a quasi pas de pouvoir. Elle se fait enrôler par l’Agence de Contrôle et de Détection des Créatures comme stagiaire, et doit composer avec le très désagréable agent Loan, son tuteur.

Il y a de l’enquête, de l’action, des blagues, des sentiments… Bref ! Tout ce que j’aime 😀

  • Comment t’es venue l’envie d’écrire cette saga ?

Avant Esther Parmentier, j’ai travaillé sur un roman plus sombre et qui me correspondait moins à ce moment précis. J’avais besoin, après les trois ans qui m’avaient été nécessaires à la rédaction de ce précédent projet, de m’octroyer le temps de faire quelque chose qui me ressemblait vraiment. Je venais de terminer la lecture d’un roman d’urban fantasy qui se passait une nouvelle fois à Londres et à Cambridge. Et je n’arrêtais pas de me dire : est-ce que c’est bien crédible que, dans l’hypothèse où des créatures magiques se cacheraient vraiment parmi nous, elles se retrouveraient toutes dans des villes anglo-saxonnes mythiques ? Aucune d’entre elles ne préférerait s’installer à Palavas les flots ? Elles n’auraient pas de belles-familles envahissantes, de voisins bruyants, un boulanger qui s’entête à faire des croissants à l’abricot ? J’ai voulu écrire un roman qui me fait voyager, tout en restant dans un cadre que je maîtrise. Avec une héroïne pleine de gouaille, de bourrelets et de failles.

  • As-tu toujours voulu écrire de la Bit-lit ou penses-tu écrire sur d’autres genres ? Si oui, lesquels?

Non, pas du tout ! Je vais explorer plein d’autres genres ! Mon premier roman, Duel (qui aura droit à son coup de neuf avant de retourner en soumission) est une dystopie fantastique. J’ai écrit un autre roman fantasy jeunesse qui va bientôt partir dans les emails d’éditeurs sur une fée des dents qui veut devenir fée marraine… Très drôle, très frais, très chou ! J’ai un autre roman en cours de correction, qui tape cette fois dans le post-apocalyptique, beaucoup plus sombre et difficile. Et j’ai un projet de roman jeunesse fantastique, un peu drôle et un peu effrayant, qui a normalement déjà trouvé preneur ! Il ne me restera qu’à l’écrire 😀 ! 

  • As-tu déjà des idées pour d’autres romans?

Plein plein pleiiiiin ! Le tout, c’est de réussir à se canaliser 😀 Comme listé juste avant, j’ai déjà plusieurs romans qui seront bientôt prêts à être soumis. J’ai toujours quelques idées qui tournent en tâche de fond dans ma tête, et qui attendent le bon moment pour éclore. 

La prochaine grosse écriture à venir, ce sera mon roman jeunesse fantastique. Ça parlera de magie, de créatures de la nuit, d’amitié et de trahison. Et ça sera RUDEMENT bien !

  • Il te faut combien de temps pour écrire un livre?

Ça va vraiment dépendre. Esther s’est écrit assez vite. Cinq mois pour le premier jet, si je ne dis pas de bêtise. Mais presque 9 mois de correction éditoriale avec mon éditrice (pas à temps plein, tout de même). 

Le roman post-apocalyptique que je vais corriger par la suite m’aura pris plus de temps. Une dizaine de mois d’écriture pour le premier jet, quelques mois de réécriture. Et je pense que le travail éditorial sera aussi de l’ordre de 5-6 mois.

Le projet sur lequel je travaille actuellement et qui est toujours top-secret (clause de confidentialité oblige) sera mon 5eme roman. Et je découvre encore tout juste ma manière de travailler ! Sans compter que j’ai l’impression qu’elle fluctue pour chaque projet. C’est très agréable, au final : chaque nouveau roman impose sa manière de voir le jour !

  • Lorsque tu écris, fais-tu une liste avant des éléments que tu voudrais mettre dans ton roman?  Sinon, comment procèdes-tu pour t’y retrouver? 

Oui, je suis ce qu’on appelle en écriture “une architecte”. J’ai habituellement un plan précis des évènements, qui me guident pour l’écriture. La granularité du-dit plan va ensuite grandement dépendre du roman.

Pour Esther : il s’agissait de vagues directives ! Je m’imposais une ligne d’arrivée, mais je ne savais pas toujours quel chemin j’allais prendre pour m’y rendre (le bingo, par exemple, n’était pas dans le plan).

Pour mon projet de post apocalyptique, par contre, le schéma de l’histoire est un poil plus complexe. J’ai donc fait un plan extrêmement précis (de 42 pages, ou 120k signes pour les plus mordus)… que je n’ai finalement pas suivi à la lettre ! J’aime me laisser surprendre quand j’écris. Mais j’apprends, toujours !

  • Comment décider entre auto-édition ou maison d’édition ?

J’ai porté les deux casquettes ! J’ai autoédité mon premier roman, Duel, et, bien qu’il ait eu un joli succès, je me suis rendu compte que ça ne me convenait pas. Simplement. Je voulais trouver mon livre en librairie, je voulais pouvoir faire de salons sans avoir à gérer la logistique… Et je voulais surtout de l’aide d’un point de vue éditorial.

Pour moi, ça a été le point qui m’a fait abandonner l’auto-édition. Je suis une jeune autrice, j’ai tout à apprendre. Et en m’autoéditant, j’ai passé plus de temps à gérer la communication, les services presses, etc qu’à écrire. C’est un travail épuisant, et je n’ai pas le temps avec mon travail à côté de faire tout cela.

Trouver un éditeur, c’est trouver un partenaire. Alors certes, on lui cède ses droits d’exploitations. Mais c’est pour cela qu’il faut bien choisir la maison avec laquelle on signe, vérifier les clauses. Négocier, aussi ! La Ligue des Auteurs Professionnels fait un travail formidable pour accompagner les jeunes auteurs sur ce chemin brinquebalant. Il y a beaucoup de ressources sur leur site concernant les contrats, et j’invite tout jeune aspirant auteur à y jeter un oeil curieux !

Donc pour la faire plus courte : 

Je dirais : autoédition si la liberté est ce que vous recherchez, et le contrôle total sur ce que vous faites. On touche plus de droits d’auteurs – mais il y a un investissement initial à faire, et trouver son lectorat n’est pas aisé.

Édition classique si on préfère se faire aider : accompagnement éditorial, marketing et communication, diffusion, distribution, rencontre avec des lecteurs… On touche moins de droits d’auteur, mais il y a l’à-valoir, et la possibilité de tout de même toucher un lectorat plus étendu.

Je ne me ferme pas à l’idée de revenir à l’auto-édition un jour. J’ai des projets en tête qui s’y prêteraient bien, donc à voir !

Petit rappel tout de même : on ne paie pas pour se faire éditer ! Sinon, c’est qu’on est en train de se faire happer par les tentacules visqueux d’une maison à compte d’auteur… À éviter comme la peste 😀

  • Est-ce toi qui a choisi la couverture de tes livres? 

Non ! Même si je l’aime beaucoup ! Dans mon contrat, il est spécifié que c’est l’éditeur qui a la main sur le titre et la couverture. Ce qui est logique, après tout : c’est pour ça qu’on travaille avec un éditeur ! Il connaît le marché, il sait ce qui se vend. J’ai eu la chance de pouvoir suivre les différentes étapes de création, et c’était fantastique .D

  • As-tu des habitudes d’écriture (boissons, musiques etc.) ?

Quand je corrige, je me mets des playlists de pluie dans la forêt sur spotify. Ça me détend et me concentre. J’ai toujours une bouteille d’eau à côté de moi et, quand j’ai vraiment besoin de me plonger dans un roman, une bougie (chaque projet a sa propre senteur).

  • Es-tu une grande lectrice ?

OUI ! Oui, une très grande lectrice. Je sais que je vais me faire taper sur les doigts, mais ça me semble indispensable dans mon travail d’autrice. C’est comme ça que j’entraîne mes yeux/mes oreilles/mon esprit à apprécier les rythmes des phrases, comme ça que je découvre des tournures intéressantes, analyse les passages qui me plaisent particulièrement dans un roman et les décortique jusqu’à ce que je saisisse d’où est née cette étincelle qui a su titiller mon imagination. 

  • Si oui, combien de romans as-tu dans ta PAL?

J’en ai une soixantaine dans ma liseuse, une soixantaine dans mon salon qui patientent tranquillement… Oui, oui… beaucoup trop !

  • As-tu d’autres projets que l’écriture?

Pour le moment, je me concentre vraiment dessus. Je réfléchis aussi à mes réseaux sociaux, comment je pourrais y mêler mon activité d’autrice et ma précédente passion pour le dessin. Ça me semble déjà presque trop avec un travail en parallèle, alors je bloque les autres idées qui surgissent dans ma tête de temps en temps ! Si elles ne reviennent pas à l’assaut assez fort que je ne puisse les ignorer, c’est que je ne voulais pas m’y atteler tant que ça 😀

  • Penses-tu participer à des salons du livre ou à des rencontres en librairies avec les lecteurs?

Ouiiiiiiii ! Dès que cette crise du Covid sera passée – ou tout du moins : que nous saurons mieux vivre avec – , vous me verrez dans tous les salons auxquels je pourrais assister ! Je me réjouis de pouvoir rencontrer mes lecteurs, et les autres auteurices !

  • Comment assures-tu la promotion de tes livres ?

Hé bien, je le fais très peu :D. C’est pour cela aussi que je souhaitais passer par une maison d’édition. C’est un travail de folie que de se créer une communauté sur les réseaux, et je ne suis pas douée pour ça. Je suis très active sur twitter, mais c’est justement parce qu’il n’y a pas de préparations en amont à faire. De la pure spontanéité, c’est à peu près tout ce que j’arrive à offrir pour le moment 😀 ! Mais Mademoiselle Rageot fait un travail exceptionnel sur les réseaux !

  • Penses-tu qu’Instagram, qui a permis notre rencontre, soit un bon canal pour la promotion d’un livre ?

Oh oui, oui oui oui. Je suis abasourdie par les retombées que j’ai pu constater à mon niveau suite à la publication d’avis positifs chez des bookstagrammeur. Des centaines de likes, des dizaines de messages annonçant acheter le livre parce que la personne les avait convaincus. Et puis, la beauté des photos et des mises en scène faites, mais OHLALALA ! J’ai d’ailleurs eu assez honte, quand j’ai réalisé après deux mois que je n’avais toujours pas fait de photo de moi avec mon livre, parce que flemme cosmique, tandis que des bookstragrammeurs faisaient des montages incroyables qui ont dû prendre un temps fou ! Oui, je pense que c’est un excellent canal pour la promotion 🙂

  • Aimerais-tu écrire à quatre mains ?

J’ai un autre projet à 4 mains en gestation avec un ami auteur, mais nous ne savons pas si ou quand nous le ferons (je ne sais pas s’il voudrait que je le cite, mais il est Suisse, son premier roman est sorti chez Scrinéo et il est rudement bien !). Nous avons tous les deux des styles radicalement opposés (lui est très minimaliste, dépouillé – tandis que moi… vous savez :D). On a trouvé un concept qui permettrait de faire fonctionner les deux styles ensemble de manière hyper détonante ! Donc… affaire à suivre 😀

Retrouvez le lien de la biographie ici

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