Publié dans Auteurs

Ils nous disent tout…ou presque #6

Le petit mot d’AuroreKarelle à Célia

Un grand merci à toi pour avoir accepté de jouer le jeu des questions/réponses. Merci aussi pour ce premier tome de Flux, un livre qui ne m’as pas laissé indifférente, je me suis questionnée, j’ai espérée, tremblée, la fin ouvert tellement de possibilité, j’ai hâte de plonger dans le tome 2.

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Bonjour, peux-tu te présenter en quelques mots?
Bonjour ! Je m’appelle Célia Barreyre, j’ai 42 ans, maman de deux loulous de 16 et 9 ans. J’habite en auvergne et je viens de publier mon premier roman jeunesse/jeune adulte chez Marathon Editions « Flux-les enfants de Joans ».

D’ou te vient cette envie d’écrire?
J’ai toujours aimé écrire, mais tout ne méritait pas d’être lu. Je suis une grande lectrice avant d’être autrice et j’aime autant les bonnes histoires que les beaux mots. Pour moi, c’est important qu’un récit soit bien écrit. Depuis mes 13/14 ans je me suis essayé à l’exercice d’écriture, essentiellement sous forme de nouvelles. Puis, une fois adulte, c’est à travers des jeux de rôle sur fora que j’ai progressé et affiné mon style. Le roman, pour moi, c’est un nouveau support, mais fondamentalement, je n’ai jamais cessé d’écrire depuis mon adolescence.

Comment est venue l’inspiration pour écrire Flux?
Ma fille qui avait 13 ans à l’époque m’a demandé de lui écrire un livre, après avoir lu mes textes sur fora. « Une histoire d’amour, mais pas débile, avec de la magie, mais pas à la Harry Potter, et des trucs drôles aussi ! ». Je ne suis pas le plus à l’aise avec les histoires d’amour alors, oui, il y en a, mais ce n’est pas l’essentiel de l’histoire. J’ai brodé à partir de cette petite phrase et du nom des héros qu’elle m’avait aussi donné. L’idée du Flux m’est venue alors que je planchais sur l’aspect «magique » qu’elle souhaitait. C’est la note fantastique qui allège le contexte (un virus, la mort prématurée des héros, l’enfermement, etc.) et qui correspond à mes aspirations d’autrice : j’aime la SF, le fantastique, ce qui nous sort de notre quotidien parfois sans relief.

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Peux-tu nous parler de Flux en quelques mots ?
J’ai tendance à présenter Flux comme « une dystopie contemporaine ». J’entends par là que la société qui sert de socle à mon histoire est fictive (je ne donne que des indications de temps ou de lieux très vagues), mais pourrait tout à fait être la nôtre. Pour avoir lu quelques dystopies, j’ai toujours du mal à trouver crédible les règles qui régissent ces sociétés rigides. Je trouvais plus intéressant de m’interroger sur « comment réagirait-on, personnellement et d’un point de vue politique, si nous étions confronté à une donnée inconnue qui condamne notre espèce ? En l’occurrence un virus ? ». Ayant été adolescente dans les années 80/90, c’est exactement le sentiment qui nous a étreint quand est arrivé le virus du SIDA.

Lili porte toutes ces questions en elle et, en essayant de comprendre et de gagner sa liberté, elle pose les bases de notre réflexion : à sa place qu’aurais-je fait ? Si j’étais un parent proche de Lili, comment aurais-je réagi ?

Le fait que mes héros soient des adolescents accentuent, de mon point de vue, la distorsion qui existe entre le désir de vivre à tout prix que l’on ressent à cet âge et qui est légitime, et la peur de l’avenir qui nous paralyse à mesure que nous vieillissons.

Combien de tomes comportera la saga ?
Il y a deux tomes. Le premier se déroule dans le Centre dans lequel est intégrée Lili, le second se passe sur l’extérieur avec l’arrivée de nouveaux héros et la mise en avant de personnages secondaires.

La saga est-elle écrite entièrement ?
La saga est entièrement écrite. Le second et dernier tome paraitra début octobre 2019, toujours chez Marathon Editions.

Si oui : comment t’es tu senti quand tu as écrit le dernier mot de ta saga?
C’est une bonne question. Pour être honnête je ne me souviens pas d’avoir ressenti quelque chose de particulier. En fait, le mot de la fin, je l’avais depuis le début puisque c’est lui qui a donné son titre au second tome. La difficulté a surtout été « comment l’amener sans que cela sonne comme une morale de pacotille ? ». En revanche, il m’a fallu plusieurs semaines pour trouver le bon format pour rédiger le dernier chapitre et, comme vous le verrez, j’ai fait le choix de casser sa structure pour adopter un style différent du reste.

Il te faut combien de temps pour écrire un tome ?
Alors ce n’est pas du tout une science exacte me concernant. Je peux rédiger très vite comme je peux mettre des semaines parce que je bute sur un concept ou une idée et que je n’arrive pas à m’en dépatouiller. Il m’a fallu 18 mois environ pour rédiger le premier tome, et 8 seulement pour le second.

As-tu un genre de prédilection ?
La Science-fiction (voire même la hard SF) et le fantastique.

Penses-tu écrire sur un autre genre  ?
C’est une possibilité, oui. Actuellement, j’écris un roman plus adulte dans un univers SF/Steampunk. Et j’ai une idée de roman noir qui me trotte dans la tête…

Comment décider entre auto-edition ou maison d’édition ?
Déjà, quand est un(e) auteur/trice inconnu(e), on ne choisit pas vraiment. On commence toujours par mobiliser les maisons d’éditions. Ces dernières nous offrent plus de visibilité quand elles sont connues, et nous demandent moins d’investissement en matière de promotion de nos livres. C’est souvent les portes fermées qui nous poussent vers l’auto-édition.

Pour ceux qui ont le choix, je dirais que les deux voies sont différentes et chacune a ses avantages. En auto-edition, on reste maitre de notre œuvre de A à Z, on est mieux rémunéré en droits d’auteur, et on assure complètement la promotion de nos livres. En revanche, on a plus difficilement accès à certains événements autour du livre et on perd le professionnalisme d’un éditeur (ses corrections souvent pertinentes, son avis sur la qualité de notre manuscrit, son expertise, ses relations commerciales avec les imprimeurs.)

Qui plus est, toutes les plateformes d’auto-edition ne se valent pas en qualité, et faire le choix de créer sa propre maison d’édition pour ses livres est une décision à ne pas prendre à la légère : il y a de nombreux impératifs juridiques et financiers.

As-tu un nouveau projet?
J’en ai plusieurs en cours, oui. Comme je l’ai dit, je suis actuellement sur la rédaction d’un nouveau roman et parallèlement, j’écris des nouvelles, dont certaines sur les contes et légendes d’Auvergne, que je rends accessible gratuitement sur mon site.

Es-tu  une grande lectrice?
Oui. La télé n’est qu’un élément de décoration de mon salon.

si oui combien de livres dans ta pal ?
Alors j’ai très peu de livres dans ma pal parce que je fonctionne beaucoup à l’envie subite. Actuellement je n’ai que trois livres : « L’outsider » de S.King, « I am not your negro » de J.Baldwin et « Vernon Subutex tome 3 » de V.Despentes.

Ecris-tu en musique ?
Non pas du tout. Je n’arrive pas à me concentrer si j’ai du bruit autour de moi, y compris la musique. J’ai besoin de calme et de silence.

As-tu une boisson fétiche pendant l’écriture ? Si oui laquelle ?
Le café. Décaféiné. Mais souvent je suis tellement prise par ce que j’écris que j’oublie de le boire entièrement.

Grignotes-tu pendant l’écriture ?
Non lol. Mais le grignotage n’est pas un de mes vices. J’en ai d’autres 😉

Retrouvez une petit biographie de l’autrice ici

bann aurore

 

3 commentaires sur « Ils nous disent tout…ou presque #6 »

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