Publié dans Frissons & Suspens [Polar]

Postmortem

Titre VO: Postmortem
Date de parution:
 1991 (2005 pour la présente édition)
Nombre de pages: 474
Édition: Le livre de poche
Format: Poche
Prix: 8.40 euros
– prix kindle: 9.99 euros
– prix broché: 12.50 euros
Genre: Frissons & Suspense [Polar]
Note personnelle: badge polar badge polar badge polar badge polar badge polar


Résumé de l’éditeur

Richmond, Virginie. Quatre femmes ont été torturées, violées, égorgées. Une femme noire et trois blanches. Rien, pas le moindre indice ne les relie entre elles, si ce n’est précisément l’assassin. Le docteur Scarpetta s’acharne à traquer le tueur en série. Il est intelligent, rusé et ne semble commettre aucune faute qui pourrait mettre les enquêteurs sur la voie. Elle sait qu’il n’arrêtera pas. Si elle ne trouve pas très vite une piste pour remonter jusqu’à lui, une autre femme va mourir. Tout semble se liguer contre la police et Kay pour favoriser le tueur. Peu à peu, Kay Scarpetta commence à se sentir menacée.


Début du livre:
« Il pleuvait sur Richmond en ce vendredi 6 juin. »

Fin du livre (attention potentiel spoiler):
« – Oh… On dirait mamie ! »


Mon avis

J’avais acheté ce livre il y a quelques mois, sur un coup de tête, parce que je voulais découvrir le genre policier que je ne connaissais qu’à travers les séries télévisées. J’ai donc commencé ce livre avec beaucoup d’appréhension, me retrouvant en terres inconnues. Maintenant, ce livre fait partie de mes coups de cœur !

Nous allons suivre Kay Scarpetta, expert légiste dans la ville de Richmond en Virginie. Dans ce premier tome, l’enquête sur laquelle elle collabore avec la police est l’une des pires de sa carrière : un serial killer viole, torture et étrangle des femmes sans lien apparent entre elles.
L’autrice n’est pas avare de détails, les scènes décrites sont assez explicites et ce livre n’est donc pas à mettre dans toutes les mains.

Si jusque là je n’avais pas choisi de lire du polar, c’était par peur de m’ennuyer, de trouver des longueurs et de savoir d’avance qui était le coupable. Ce ne fut pas du tout le cas avec Patricia Cornwell dont j’ai adoré la plume. Très habile avec les mots, elle arrive à nous emporter complètement dans son histoire et nous n’avons qu’une envie c’est de faire défiler les pages. Ses descriptions imagées et détaillées m’ont permis de visualiser facilement les scènes,  certaines sinistres et violentes. Il en est de même avec les sentiments de notre héroïne, ce qui nous permet de nous attacher facilement à elle dès le début.

Cette dernière est une femme forte, déterminée et talentueuse mais  se montre aussi  très froide et distante. Malgré cet extérieur impassible, on voit en tant que lecteurs ce qu’elle ressent, à quel point elle est touchée par les victimes qu’elle voit défiler sur sa table d’autopsie et qu’elle souhaite plus que tout que justice leur soit rendue. Cette enquête la ronge, l’obsède et elle perd tous ses moyens face à ce meurtrier qui semble se jouer des forces de l’ordre. J’ai beaucoup aimé ce personnage, et même si elle m’a parfois un peu énervée vis à vis de ses réactions, c’est un personnage très bien développé que j’ai hâte de retrouver.

L’autre personnage principal de ce roman, le sergent Marino, m’a dans un premier temps déplu car il était l’archétype du vieux flic bourru et têtu

ATTENTION SPOILER, (surlignez pour le découvrir) par exemple, lorsqu’il est persuadé que c’est le mari de Lori qui est le tueur, alors que ça n’a aucun sens FIN DU SPOILER

Mais au fil de ma lecture, je me suis attachée à lui, découvrant une autre facette du personnage, notamment sa loyauté, sa dévotion pour son métier et sa bienveillance envers Kay. La relation entre les deux est un aspect qui m’a beaucoup plu et que j’espère voir évoluer.

Au niveau des personnages secondaires, il était impossible de savoir à qui se fier, et si dans un premier temps cela m’a dérangé, j’ai fini par apprécier car ça ajoutait du suspense à l’histoire et contribuait à me surprendre. En effet, l’autrice a habilement tissé une toile psychologique nous menant de fausses pistes en rebondissements et nous tient en haleine jusqu’à la dernière page.

Un des autres points forts de l’autrice, c’est qu’elle ne se concentre pas simplement sur l’enquête principale, mais qu’elle ajoute quelques péripéties à nos héros, qui nous font nous interroger sur le potentiel lien avec l’enquête de base, rendant l’histoire plus intense et prenante. J’ai aussi apprécié que l’autrice ait abordée tous les aspects du métier : l’insistance des journalistes, la pression des hauts gradés… De plus, l’histoire se déroulant au début des années 90, tout le décalage avec nos méthodes d’investigations actuelles sont très intéressantes.

Pour tous ceux qui cherchent un bon thriller, que vous soyez novice ou confirmé, cette saga vaut le détour. Je vais lire le tome 2 rapidement car j’ai très envie de me replonger dans les aventures de Kay Scarpetta !

NB : grâce à ce livre, je valide l’item n°10 du défi 2019 [un livre acheté d’occasion]

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4 commentaires sur « Postmortem »

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